Mon parcours
Je suis tombée dans la marmite de la systémique.

Le regard qui guide aujourd'hui mon enseignement est né bien avant que je découvre les Constellations systémiques.
Je ne crois pas avoir découvert la pensée systémique à l'âge adulte.
Je crois qu'elle m'accompagnait déjà lorsque j'étais enfant.
À douze ans, je passais des heures dans les bois à observer un ruisseau, des étangs, les oiseaux, les insectes et la manière dont la vie semblait s'organiser naturellement. Mon cours préféré était la biologie, et plus particulièrement les écosystèmes. J'étais fascinée par la façon dont chaque élément influençait les autres et participait à un équilibre plus vaste.
Sans le savoir, je regardais déjà le monde comme un système vivant.
En parallèle, j'observais les êtres humains avec la même curiosité. Les regards, les silences, les relations, les atmosphères… tout m'intriguait. Avec le recul, je comprends que la vie m'avait appris très tôt à percevoir ce qui se joue entre les personnes, bien au-delà des mots.
Longtemps, je n'ai pas su quoi faire de cette sensibilité.
Puis, au fil de mon parcours, j'ai découvert la kinésiologie, la PNL, l'Analyse Transactionnelle et bien d'autres approches. Chacune m'a permis d'affiner mon regard. Mais c'est en 2003, lorsque j'ai rencontré les Constellations systémiques, que tout a pris sens.
J'ai eu le sentiment de retrouver un langage qui mettait enfin des mots sur une manière de regarder le monde qui m'habitait depuis toujours.
Depuis plus de vingt ans, j'accompagne des personnes, des familles, des équipes et des organisations. Une même conviction s'est progressivement imposée à moi : les difficultés humaines ne prennent pas toujours naissance là où elles apparaissent. Elles émergent souvent des relations, des histoires et des systèmes auxquels nous appartenons.
C'est cette conviction qui guide aujourd'hui ma pratique, mes recherches et mon enseignement.
À la Pax Academy, je ne transmets pas seulement une méthode.
Je crée les conditions pour que chacun développe un regard systémique, affine sa qualité de présence et découvre sa propre manière d'être facilitateur.
Mais comprendre les systèmes ne m’a pas empêchée de me sentir seule
En 2023, après vingt ans de pratique des constellations, j’étais épuisée.
Pourtant, j’avais de l’expérience. J’avais facilité des centaines d’heures, en individuel, en groupe et en ligne. Je continuais à me former. J’étais même devenue superviseure. Et malgré tout cela, je doutais encore de moi. Je perdais parfois ma motivation. Je me sentais seule. Et j’avais toujours du mal à vivre sereinement de mon activité. Cette solitude ne datait pas d’hier.
Lorsque j’ai appris les constellations en 2003-2004, il existait peu de supports structurés. J’apprenais en observant, en expérimentant et en cherchant moi-même les réponses à mes questions. Puis j’ai commencé à pratiquer.
- Ai-je bien fait ?
- Qu’aurais-je pu faire autrement ?
- Comment réagir face à une situation complexe ?
- Comment trouver mes clients ?
- Comment parler de mon travail ?
- Comment en vivre sans trahir mes valeurs ?
J’avais besoin d’échanges et de feedback. D’un endroit où je pourrais déposer mes questions, mes réussites, mais aussi mes erreurs et mes doutes. J’ai essayé de trouver cet espace. J’ai rejoint des associations professionnelles et tenté de m’y investir. J’y ai fait de belles rencontres. Mais j’y ai aussi rencontré des luttes de pouvoir, de la concurrence et des tensions.
Et parfois cette étrange impression qu’il valait mieux ne pas être trop visible, ne pas trop réussir, ne pas trop prendre de place, au risque de susciter jalousie ou rejet. Alors je continuais. Je me formais. Je travaillais. Mais trop souvent, je restais seule avec mes questions.
Ce qui guide mon enseignement
Je crois que les meilleures techniques ne remplacent jamais la qualité du regard.
Je crois que le premier outil du facilitateur est sa qualité de présence.
Je crois que les Constellations systémiques sont bien plus qu'une méthode :
elles offrent une manière d'observer les systèmes humains avec davantage de justesse, de curiosité et d'humilité.
Enfin, je crois que notre ambition ne devrait pas être de transmettre une façon de faire, mais de créer les conditions pour que chacun découvre sa propre manière d'être facilitateur.
Et si vous n’aviez plus à grandir seul/e ?
Si vous pratiquez les constellations et qu’il vous arrive encore de douter…
Si vous aimeriez pouvoir parler d’une séance difficile sans craindre d’être jugé…
Si vous souhaitez continuer à apprendre, pratiquer et recevoir du feedback…
Si vous avez envie de développer votre activité tout en restant fidèle à vos valeurs…
Alors peut-être trouverez-vous à la Pax Academy, l’espace professionnel que j’ai moi-même cherché pendant des années.
Vous n’y trouverez pas des praticiens qui savent tout face à d’autres qui auraient encore tout à apprendre. Vous y trouverez des personnes engagées dans un même chemin :
regarder, expérimenter, questionner, apprendre et grandir ensemble.
Après plus de vingt ans de pratique, une conviction m’accompagne aujourd’hui :
On peut faciliter seul.
Mais on ne devrait pas avoir à grandir seul.